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L‘AFFIRMATION COMMUNE DE PORVOO
4 - L‘ÉPISCOPAT AU SERVICE DE L‘APOSTOLICITÉ
DE L‘ÉGLISE
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Le rapport entre l‘épiscopat
et la succession demeure de longue date un problème. A l‘époque
de la Réformation toutes nos Églises ordonnaient des
évêques (le terme de surintendant fut parfois employé
comme synonyme d‘évêque) dans les sièges
épiscopaux de l‘Église Catholique, manifestant
ainsi leur intention de poursuivre la vie et le ministère de
l‘Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Dans
certains territoires, la succession historique des évêques
fut maintenue par l‘ordination épiscopale tandis qu‘ailleurs
évêques ou surintendants furent consacrés par
des prêtres conformément à ce que l‘on croyait
être la pratique de la première Église. L‘une
des conséquences de cet état de fait est un manque d‘unité
entre les ministères de nos Églises et par voie de conséquence
une gêne dans notre commun témoignage, service et mission.
Pourtant, ces Églises, malgré l‘interruption de
la succession épiscopale, ont toujours eu la volonté
de conserver la continuité de l‘Eglise en tant qu‘Eglise
de l‘Évangile servie par un ministère épiscopale
et elles ont, pour cela, prit des mesure appropriées. La tradition
ultérieure de ces Églises montre leur fidélité
à l‘apostolicité de l‘Église. Au
cours de ces cent dernières années, toutes nos Églises
ont ressenti le besoin croissant de surmonter cette difficulté
et de donner une expression commune à leur participation continue
à la vie de l‘Église Une, Sainte, Catholique et
Apostolique. |
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Du fait de cette difficulté nous
exposons maintenant plus longuement une manière de comprendre
l‘apostolicité de toute l‘Église et, dans
ce cadre, le ministère apostolique, la succession dans la charge
épiscopale et la succession historique comme signe. Toutes
ces questions sont interdépendantes. |
| A |
L‘Apostolicité de
toute l‘Église |
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"Dans le Symbole, l‘Eglise
confesse qu‘elle est apostolique. L‘Eglise vit en continuité
avec les apôtres et leur proclamation. Le même Seigneur
qui envoya les apôtres continue à être présent
dans l‘Église. L‘Esprit garde l‘Église
dans la tradition apostolique jusqu‘à l‘accomplissement
de l‘histoire dans le Royaume de Dieu. La tradition apostolique
dans l‘Église implique la continuité dans la permanence
des caractéristiques de l‘Église des apôtres:
témoignage rendu à la foi apostolique, proclamation
et interprétation renouvelée de l‘Évangile,
célébration du baptême et de l‘eucharistie,
transmission des responsabilités ministérielles, communion
dans la prière, l‘amour, la joie et la souffrance, le
service des malades et de ceux qui sont dans le besoin, unité
entre les Églises locales et partage des dons que le Seigneur
donne à chacun". |
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L‘Eglise est aujourd‘hui chargée,
comme le furent les apôtres, de proclamer l‘Évangile
à toutes les nations, parce que la bonne nouvelle au sujet
de Jésus Christ est la révélation du plan éternel
de Dieu pour la réconciliation de toutes choses en son Fils.
L‘Eglise est appelée à être fidèle
à la norme que constitue le témoignage apostolique rendu
à la vie, à la mort, à la résurrection
et à l‘exaltation de son Seigneur. L‘Église
reçoit sa mission et le pouvoir d‘accomplir cette mission
comme un don du Christ ressuscité. L‘Eglise est tout
entière apostolique. "L‘apostolicité
signifie que l‘Église est envoyée par Jésus
pour être pour le monde, pour participer à sa mission
et par conséquent à la mission de Celui qui a envoyé
Jésus, pour participer à la mission du Père et
du Fils par la dynamique de l‘Esprit Saint". |
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Dieu le Saint Esprit répand ses
dons sur toute l‘Église (Eph. 4,11-13, 1 Cor. 12,4-11),
et ressuscite des hommes et des femmes, laïcs et ordonnés,
pour contribuer au soin de la communauté. Ainsi toute l‘Église,
et chacun de ses membres, participe et contribue à la communication
de l‘Évangile par l‘expression fidèle et
la mise en œuvre des caractéristiques permanentes de l‘Église
des apôtres en un temps et en un lieu donné. Ce qui est
essentiel au témoignage de l‘Église ce ne sont
pas simplement ses paroles, mais l‘amour de ses membres les
uns pour les autres, la qualité de son service de ceux qui
sont dans le besoin, l‘usage qu‘elle fait de ses ressources
financières et autres, la justice et l‘efficacité
de sa vie et de ses moyens d‘assurer la discipline, la manière
dont en son sein le pouvoir est réparti et exercé, et
ses assemblées cultelles. Tels sont ses moyens de communiquer
l‘Évangile. Ils doivent être centrés sur
le Christ, la Véritable Parole de Dieu, et jaillir de la vie
dans le Saint Esprit. |
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Ainsi la première manifestation
de la succession apostolique doit être trouvée dans la
tradition apostolique de l‘Église tout entière.
La succession est une expression de la permanence et, par conséquent,
de la continuité de la mission du Christ lui-même à
laquelle l‘Église participe. |
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Dans le cadre de l‘apostolicité
de toute l‘Église, il y a une succession apostolique
du ministère, service et foyer de la continuité de l‘Église
dans sa vie en Christ et dans sa fidélité aux paroles
et aux actes de Jésus transmis par les apôtres. Le ministère
ordonné a une responsabilité particulière dans
le témoignage à rendre à cette tradition et dans
la façon dont elle la proclame toujours à nouveau, avec
autorité, à chaque génération. |
| B |
Le Ministère Apostolique |
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Pour nourrir l‘Église, Dieu
a donné le ministère apostolique, institué par
notre Seigneur et transmis par les apôtres. La responsabilité
principale du ministère ordonné est de rassembler et
édifier le corps du Christ par la proclamation et l‘enseignement
de la Parole de Dieu, par la célébration des sacrements
et par la conduite de la vie de la communauté dans sa louange,
sa mission et son service à vocation sociale. La mise à
part d‘une personne, à vie, par la prière et l‘imposition
des mains,pour une charge ordonnée, rappelle à l‘Église
qu‘elle reçoit sa mission du Christ lui-même et
exprime la ferme intention de l‘Église de vivre dans
la fidélité et la reconnaissance pour cet ordre et ce
don. Les différentes tâches de l‘unique ministère
trouvent leur expression dans la manière dont le ministère
est structuré. Le triple ministère des évêques,
des prêtres et des diacres est devenu le modèle habituel
pour le ministère ordonné dans la première Église.
Il a, par la suite, subi des transformations considérables
dans son fonctionnement pratique et connaît aujourd‘hui
de nouveaux développements. |
| 42 |
La diversité des dons de Dieu exige
leur coordination pour qu‘ils puissent enrichir toute l‘Église
et son unité. Cette diversité et la multiplicité
des tâches qu‘elle entraîne, exigent un ministère
de coordination. C‘est le ministère de "supervision",
episcope, prendre soin de la vie de la communauté dans son
ensemble, une pastorale des pasteurs et la responsabilité d‘assurer
une vraie nourriture au troupeau du Christ, en accord avec l‘ordre
du Christ à travers les âges et dans l‘unité
avec les chrétiens d‘ailleurs. Episcope ("supervision")
est une exigence de toute l‘Église et son exercice fidèle
à la lumière de l‘Évangile est d‘une
importance fondamentale pour sa vie. |
| 43 |
La "supervision" de l‘Église
et de sa mission est la responsabilité particulière
de l‘évêque. La charge d‘évêque
est une charge de service et de communication au sein de la communauté
des croyants et, avec la communauté toute entière, pour
le monde. Les évêques prêchent la parole, président
lors des sacrements et administrent la discipline de telle façon
qu‘ils soient des ministres pastoraux représentatifs
de la "supervision", de la continuité et de l‘unité
dans l‘Église. Ils ont la surveillance pastorale de la
région à laquelle ils ont été appelés.
Ils sont au service de l‘apostolicité, de la catholicité
et de l‘unité de l‘enseignement, du culte et de
la vie sacramentelle de l‘Église. Ils ont la responsabilité
de la conduite de la mission de l‘Église. Aucune de ces
tâches ne devrait être exercée isolément
de l‘ensemble de l‘Église. |
| 44 |
Le ministère de supervision est
exercé personnellement, collégialement et communautairement.
Il est personnel parce que la présence du Christ au milieu
de son peuple est particulièrement bien mise en évidence
par la personne ordonnée pour proclamer l‘Évangile
et appeler la communauté à servir le Seigneur dans l‘unité
de la vie et du témoignage. Il est collégial d‘abord
parce que l‘évêque rassemble ceux qui sont ordonnés
pour qu‘ils partagent les tâches du ministère et
qu‘ils représentent les intérêts de la communauté;
il l‘est aussi parce qu‘à travers la collégialité
des évêques, la communauté chrétienne d‘un
lieu donné est mise en relation avec l‘Église
ailleurs, et l‘Église universelle avec cette communauté.
Il est communautaire parce que l‘exercice du ministère
ordonné est enraciné dans la vie de la communauté
et exige que la communauté participe à la découverte
de la volonté de Dieu et de la conduite de l‘Esprit.
Dans la plupart de nos Églises aujourd‘hui cette dimension
communautaire prend forme dans la vie synodale. Les évêques,
avec les autres ministres et toute la communauté, sont responsables
de la transmission ordonnée de l‘autorité ministérielle
dans l‘Église. |
| 45 |
Les dimensions personnelle, collégiale
et communautaire de la ‘"supervision" trouvent leur
expression aux niveaux local, régional et universel de la vie
de l‘Église. |
| C |
La Charge Épiscopale au
service de la Succession Apostolique |
| 46 |
Le fondement ultime de la fidélité
de l‘Église, en continuité avec les Apôtres,
est la promesse du Seigneur et la présence de l‘Esprit
Saint à l‘œuvre dans toute l‘Église.
La continuité du ministère de la "supervision"
doit être comprise dans le cadre de la continuité de
la vie apostolique et de la mission de toute l‘Église.
La succession apostolique dans la charge épiscopale est une
manière visible et personnelle de centrer l‘apostolicité
de toute l‘Eglise. |
| 47 |
La continuité dans la succession
s‘exprime dans l‘ordination ou la consécration
d‘un évêque. Lors de cet acte, le peuple de Dieu
s‘assemble pour confirmer le choix du candidat et prier pour
lui. Lors de l‘imposition des mains par l‘évêque
consacrant et par d‘autres représentants, accompagnée
de la prière, toute l‘Église fait appel à
Dieu en se confiant dans sa promesse de répandre l‘Esprit
Saint sur le peuple de l‘alliance (Esaïe 11,1-3, cf. Veni
Creator Spiritus). Le geste biblique de l‘imposition des mains
est riche de sens. Il peut signifier, entre autres, identification,
délégation ou accueil. Il est pratiqué dans des
contextes variés: confirmation, réconciliation, guérison
et ordination. D‘une part, par l‘imposition des mains,
un don de Dieu, déjà accordé, est reconnu et
confirmé; d‘autre part il est parachevé en vue
du service. La signification précise de l‘imposition
des mains en tant que signe est donnée par la prière
ou la déclaration qui l‘accompagne. Dans le cas de l‘épiscopat,
ordonner par la prière et l‘imposition des mains c‘est
faire ce que faisaient les apôtres et l‘Église
au cours des âges. |
| 48 |
Lors de la consécration d‘un
évêque, le signe est efficace de quatre manières
différentes: il témoigne de la confiance de l‘Église
dans la fidélité de Dieu à son peuple et dans
la promesse de la présence du Christ avec son Église,
par le pouvoir de l‘Esprit Saint, jusqu‘à la fin
des temps; deuxièmement, il exprime la volonté de l‘Église
d‘être fidèle à l‘initiative et au
don de Dieu, en vivant dans la continuité de la foi apostolique
et de la tradition; troisièmement la participation d‘un
groupe d‘évêques à l‘imposition des
mains signifie qu‘eux-mêmes, et leurs églises,
acceptent le nouvel évêque et, ainsi, la catholicité
des églises; quatrièmement, l‘imposition des mains
transmet la charge ministérielle et son autorité en
accord avec la volonté et l‘institution divine. Ainsi,
lors de l‘acte de consécration, l‘évêque
reçoit le signe de l‘approbation divine et le mandat
permanent de conduire son église particulière dans la
foi commune et la vie apostolique de toutes les églises. |
| 49 |
La continuité signifiée dans
la consécration d‘un évêque à son
ministère ne peut être séparée de la continuité
de la vie et du témoignage du diocèse auquel il est
appelé. En ce qui concerne très concrètement
nos églises, la continuité représentée
dans le fait qu‘il occupe un siège épiscopal historique
est une réalité qui dépasse le cadre de sa personne.
Le maintien du modèle diocésain et paroissial pour la
vie pastorale et le ministère reflète l‘intention
des églises de poursuivre l‘exercice du ministère
apostolique de la parole et des sacrements de l‘Église
universelle. |
| D |
La Succession Épiscopale
Historique comme Signe |
| 50 |
Toute l‘Église est un signe
du Royaume de Dieu. L‘acte de l‘ordination est un signe
de la fidélité de Dieu à son Église, surtout
en relation avec la conduite de sa mission. Ordonner un évêque
dans la succession historique (c‘est à dire dans une
continuité voulue avec les apôtres eux-mêmes) est
aussi un signe. En agissant ainsi, l‘Église fait part
de son souci de la continuité dans la totalité de sa
vie et de sa mission, et renforce sa détermination de manifester
les caractères permanents de l‘Église des apôtres.
Pour que le signe soit pleinement compréhensible, une déclaration
publique de la foi de l‘Église et un exposé du
ministère auquel le nouvel évêque est appelé
doivent être inclus dans le service d‘ordination. Ainsi
le signe de la succession épiscopale historique sera clairement
situé dans le contexte complet de la continuité de la
proclamation de l‘Évangile du Christ et de la mission
de l‘Église. |
| 51 |
L‘usage du signe de la succession
épiscopale historique ne garantit pas, par elle-même,
la fidélité de l‘Église à tous les
aspects de la foi, de la vie et de la mission apostoliques. Il y a
eu des schismes dans l‘histoire des Églises qui pratiquent
le signe de la succession historique. Le signe ne garantit pas, non
plus, la fidélité personnelle de l‘évêque.
Néanmoins conserver l‘usage de ce signe constitue une
incitation permanente à la fidélité et l‘unité,
un appel à témoigner des caractéristiques permanentes
de l‘Église des apôtres et un mandat pour les mettre
en œuvre plus complètement. |
| 52 |
La fidélité à la vocation
apostolique de toute l‘Église est portée par plus
d‘une façon de vivre la continuité. Aussi, une
église qui a préservé le signe de la succession
épiscopale historique est libre de reconnaître l‘authenticité
du ministère épiscopal d‘une église qui
a préservé la continuité de la charge épiscopale
en recourant, en une occasion, à une ordination par des prêtres/presbytres
à l‘époque de la Réformation. De même,
une église qui a préservé la continuité
de la succession en recourant à cette dernière pratique,
est libre d‘entrer dans une relation de participation mutuelle
à des ordinations épiscopales avec une église
qui a conservé la succession historique épiscopale,
et d‘adopter elle-même ce signe, sans pour autant nier
sa continuité apostolique passée. |
| 53 |
La reconnaissance mutuelle des églises
et des ministères précéde, théologiquement,
l‘usage du signe de l‘imposition des mains dans la succession
historique. Recouvrer l‘usage de ce signe n‘implique pas
la condamnation des ministères de ces églises qui n‘avaient
pas auparavant fait usage de ce signe. C‘est plutôt une
manière de rendre plus visible l‘unité et la continuité
de l‘Église en tout temps et en tout lieu. |
| 54 |
Plénitude que Dieu veut pour son
peuple (Eph. 1,23; 3,17-19). En se rapprochant, en étant servies
par un ministère épiscopal réconcilié
et bénéficiant d‘une reconnaissance mutuelle,
nos églises seront plus fidèles à leur vocation
et aussi plus conscientes de leur besoin de renouvellement. En partageant
nos vies et nos ministères dans une unité visible plus
étroite, nous serons fortifiés pour poursuivre la mission
du Christ dans le monde. |
| E |
Une nouvelle étape |
| 55 |
L‘accord de grande portée
auquel nous avons abouti dans les paragraphes ci-dessus montre que
nous sommes entrés dans une nouvelle étape de notre
commun voyage dans la foi. Nous sommes en accord sur la nature et
la raison d‘être de l‘Église (Chapitre
II), sur la foi et la doctrine (Chapitre III),
notamment sur l‘apostolicité de toute l‘Église,
sur le ministère apostolique en son sein, et sur la charge
épiscopale au service de l‘Église (Chapitre
IV). |
| 56 |
Sur la base de cet accord, nous croyons: |
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que nos églises devraient avec confiance se reconnaître
mutuellement comme des églises et avoir entre elles des relations
nouvelles; |
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que chaque église dans son ensemble a maintenu une succession
apostolique authentique dans son témoignage et son service
(IV A); |
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qu‘un ministère apostolique de la parole et des sacrements
a été transmis à chaque église par la
prière et l‘imposition des mains (IV
B); |
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que chaque église a maintenu une succession ordonnée
du ministère épiscopal dans la continuité de
sa vie pastorale, avec, au centre, la consécration des évêques
et l‘expérience et le témoignage des sièges
épiscopaux historiques (IV C). |
| 57 |
A la lumière de tout cela nous pensons
que le temps est venu pour toutes nos églises d‘affirmer
ensemble la valeur et l‘usage du signe de la succession épiscopale
historique (IV D). Cela veut dire que ces églises
qui, à un moment donné, n‘ont pas fait usage de
ce signe sont libres de reconnaître sa valeur et devraient l‘adopter
sans pour autant nier leur propre continuité apostolique. Cela
veut dire aussi que ces églises qui ont fait usage de ce signe
sont libres de reconnaître la réalité de la charge
épiscopale de ces églises qui, à un moment donné,
n‘en ont pas fait usage et devraient affirmer leur continuité
apostolique. |
Table des matières - Préface
- Chapitre I - Chapitre II - Chapitre
III - Chapitre IV - Chapitre V
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